Vous le savez sans doute déjà si vous êtes amateur de la classe inversée et de pédagogie active : les 1, 2 et 3 juillet, le premier Congrès Francophone sur la Classe Inversée (CLIC) se tiendra à l’université Paris Diderot.

Nous avons le plaisir de vous annoncer qu’Apolearn est partenaire officiel de l’événement, et y sera donc présent !

A cette occasion, nous avons réalisé une interview avec Nicolas Olivier, professeur de SES, membre du comité scientifique de la CLIC.

Pouvez-vous nous présenter brièvement le congrès ?

Il s’agit de la deuxième édition de ce congrès, la première étant la CLIC 2015.. Le but est de réunir tous les chercheurs, enseignants, et curieux autour de la classe inversée. Nous avons souhaité faire un congrès collaboratif, auquel les participants peuvent participer au programme.

Nous voulions également montrer les différentes pratiques de la classe inversée, et s’ouvrir aux pays francophones, puisque beaucoup de nos collègues viennent de Suisse, Belgique, Canada, Tunisie, etc.

Le congrès a lieu à l’université Paris Diderot.

Combien de personnes attendues ?

L’année dernière, nous avions reçu environ 200 personnes, et nous attendons cette année entre 600 et 800 personnes. Il y a aujourd’hui une vraie demande autour de la classe inversée.

Pourquoi avoir choisi Paris pour ce congrès, sachant qu’il est francophone ?

L’association Inversons la Classe étant française, il était plus simple de le faire à Paris. Cependant nous avons par exemple Annick Arsenault-Carter,  qui fait partie du comité scientifique, et avons souhaité avoir des intervenants internationaux.

Qu’avez-vous prévu comme ateliers et conférences ?

Nous avons différents types d’ateliers et événements prévus pendant le Congrès :

  • quatre conférences plénières, avec tous les participants, une avec Florence Robine de la DGESCO (direction générale de l’enseignement scolaire), une avec Marcel Lebrun, spécialiste de la classe inversée, une avec Patrick Rayou, et une dernière avec Marie-Camille Coudert et Olivier Sauret, praticiens de la classe inversée. Ces conférences seront des sessions théoriques d’une heure avec présentation de travaux.
  • des tables rondes afin d’échanger sur différents thèmes (classe inversée et formation initiale, débats entre spécialistes, etc. )
  • des mini-conférences, avec une présentation de travaux ou de réflexions sur des thèmes identifiés au préalable en lien avec la pédagogie active et la classe inversée.
  • des retours d’expériences sur des disciplines. Par exemple, en langue vivante, deux personnes vont expliquer leur expérience avec la classe inversée.
  • l’atelier “Ma séquence inversée”, où des enseignants présentent des séquences pédagogiques.

Entre chaque conférence plénière, les visiteurs auront le choix entre les différents ateliers, pour qu’ils puissent se faire un “menu” en fonction de leurs besoins.

Nous aurons également un espace village ouvert entre midi et 15h, avec des stands qui auront des posters, où les gens pourront se rencontrer et échanger.

Notre programme a été réalisé de manière à être diversifié et collaboratif. Il nous tenait à cœur de couvrir les différentes pratiques de la classe inversée, dans les différents niveaux (primaires, secondaires, supérieurs), disciplines, mais également niveaux de pratique (profs débutants, expérimentés, etc.), pour que tous, débutants y compris, y trouvent leur compte.

Vous avez le haut-patronage du ministère de l’éducation nationale, celui-ci souhaite mettre en place à long-terme des solutions semblables par le biais du plan numérique ?

La classe inversée s’inscrit effectivement dans le plan numérique, les plans de formations sont de plus en plus axée sur ce thème,  et nous avons le soutien de l’Education Nationale. Des intervenants de Canopé sont prévus, tout comme la DGESCO. cependant, même si nous sommes en dialogue avec eux, nous sommes indépendants, et le congrès reste impulsé par une association.

Comment avez-vous sélectionné les intervenants ?

Le comité scientifique a réalisé un appel à abstract, où nous avons reçu plus de 100  propositions, ce qui nous a permis de nous rendre compte de la diversité des pratiques de la classe inversée. Nous avons essayé de regrouper les différents thèmes, de dégager les grandes thématiques, de mettre en valeur certains projets, mais surtout de donner la parole à tout le monde à travers les différents ateliers proposés.

La majorité des ateliers et conférences sont assez axés pratiques (retours d’expérience, présentation d’outils), est-ce une volonté de votre part ?

En effet les mini-conférences et tables rondes sont plus théoriques, ainsi que les plénières, et les autres ateliers sont plus axés pratique. Nous avons souhaité sortir du cliché de la classe inversée avec les devoirs en classe et les cours à la maison, et montrer les différentes pratiques de la classe inversée.

Merci à vous pour votre temps !

Le site de la CLIC : http://clic2016.sciencesconf.org/

Leur Facebook : https://www.facebook.com/events/387592698097499/

Leur Twitter : https://twitter.com/clic2016

Le Twitter de Nicolas Olivier : @mister_olivier